
NORDIQUES : La seule revue française dont l’objet soit l’étude des politiques et des stratégies des États de l’Europe du Nord et de la Baltique. Choiseul

Découvrez les nouveaux livres géopolitiques. Voici des livres utiles à la compréhension du monde. Bonne lecture !
Les éditeurs de livres géopolitiques qui souhaitent bénéficier de ce service doivent adresser un exemplaire à Pierre Verluise, ISIT, 12 rue Cassette, 75006, Paris, France. La rédaction reste juge de ses choix.
. Gérard Chaliand, Jean-Pierre Rageau, Géopolitique des empires. Des pharaons à l’Imperium américain, Paris, Arthaud, mars 2010, 430 p.

Edité en partenariat avec Libération, cet atlas raconte, avec plus de 200 cartes, la géopolitique des empires, des pharaons à l’imperium américain d’aujourd’hui. Pour la première fois, Géopolitique des empires aborde une géo-histoire sur la durée. Ce qui permet de décrypter le monde qui se recompose, à l’heure du retour au premier plan d’acteurs qui sont les héritiers d’une longue histoire.
. Serge Sur, Un monde en miettes. Les relations internationales à l’aube du XXIe siècle. Paris, La documentation Française, février 2010. Cet ouvrage constitue une synthèse des dossiers publiés dans Questions internationales au cours des sept dernières années. Il aborde de façon thématique les principaux domaines des relations internationales, dans une analyse pénétrante et rigoureuse. Un regard souvent décapant sur des situations géopolitiques revisitées. Le détail du sommaire se trouve sur : http://www.ladocumentationfrancaise.fr
. Vincent Moriniaux (dir.), Les mobilités, Coll. Master Agrégation, Paris, SEDES. La mobilité s’impose dans l’imaginaire collectif comme l’attribut de l’homme moderne. Parce qu’elle questionne le rapport à l’espace et au temps, elle intéresse le géographe. Conçu notamment pour les étudiants préparant les concours de l’enseignement, le présent ouvrage fait une large place à la dimension épistémologique. Aucun modèle ne parvient à rendre compte de toutes les migrations internationales, tant champs et systèmes migratoires sont variés et complexes. D’une logique radiale on est passé à une logique davantage réticulaire et le réchauffement planétaire inaugure des flux d’un nouveau genre. Les migrations véhiculent peurs et stéréotypes de toutes sortes, comme le montre l’exemple des Tsiganes et celui du Sénégal : les flux entre les pays du Sud sont au moins aussi importants que les flux vers les pays développés. Les migrations intérieures connaissent aussi d’importantes évolutions. En France comme aux États-Unis, l’exode rural est terminé. Les flux sont aujourd’hui pour l’essentiel interurbains. Mais le triomphe de l’automobile amène à repenser l’urbanité même et l’avenir du rural profond. La mobilité est à la fois un indicateur et un facteur des inégalités sociales. La capacité d’un individu à se représenter l’espace et à s’y mouvoir est déterminante. Le cas des mutations dans le corps enseignant montre que promotion sociale et mobilité géographique sont liées. Plus encore peut-être que le travail, la « mise en loisir » des territoires entraîne une mobilité croissante des individus qui change de manière significative les territoires, en particulier urbains.
Ouvrage dirigé par Vincent Moriniaux, Amandine Chapuis, Samuel Delépine, Gérard-François Dumont, Gérard Hugonie, Édith Fagnoni, Florence Huguenin-Richard, Seydou Kanté, Hervé Vieillard-Baron et Jean-Marc Zaninetti.
. Nicola Tranfaglia, Pourquoi la mafia a gagné. Paris, Tallandier, février 2010. Juriste et historien, éditorialiste à La Repubblica, auteur de nombreux travaux sur le postfascisme et l’Italie républicaine , Nicola TRANFAGLIA est professeur émérite d’histoire européenne à l’université de Turin. Il a siégé au parlement italien comme député de 2006 à 2008. Préface de Gian Carlo CASELLI, ancien procureur de la république à Palerme (1993 - 1999), aujourd’hui représentant de l’Italie au sein de l’organisation européenne « Eurojust », chargée de lutter contre la criminalité organisée.
Depuis cent cinquante ans, la mafia est au centre de la réalité nationale italienne, traversant trois époques et régimes distincts, le libéralisme, le fascisme et la république. Le constat est aussi amer qu’inquiétant : malgré les coups qui leur ont été portés, malgré l’action déterminée d’un certain nombre de personnalités d’exception comme les juges Falcone et Borsellino, les organisations mafieuses n’ont pas cessé de se développer. Bénéficiant de compromis, de complaisances, de collusions avec des représentants de tous bords du monde légal, elles gouvernent aujourd’hui trois régions de la péninsule, la Sicile, la Campanie et la Calabre. Quelles sont les raisons historiques qui expliquent leur importance et leur persistance en Italie ? Pourquoi, d’Andreotti à Berlusconi, la mafia a-t-elle toujours été envisagée comme un simple problème d’ordre public et non comme un phénomène économique et social majeur ? Quel a été le rôle de la CIA, de la loge P2, des cadres de la Démocratie chrétienne ou du parti socialiste, des autorités du Vatican, de la haute finance milanaise et des grands groupes de communication ? Pourquoi, en refusant si longtemps d’en reconnaître jusqu’à l’existence, les classes dirigeantes italiennes, et plus particulièrement la classe politique, ont-elles finalement laissé gagner la mafia ? Telles sont les questions posées par Nicola Tranfaglia. Se limitant à Cosa Nostra (qui a valeur de modèle), il nous livre ici la première étude historique approfondie sur les complicités entre le pouvoir et la « pieuvre ». Les réponses sont claires. La réalité dépasse bien souvent la fiction.
. Fabien Terpan, La politique étrangère, de sécurité et de défense de l’Union européenne, Coll. Réflexe Europe, Paris, Documentation française, janvier 2010, 120 p. LE livre de référence.
Avec la déclaration de Laeken en 2001, la politique étrangère de sécurité et de défense (PESD) est devenue la composante opérationnelle de la PESC, avec pour but d’agir pour la résolution de crises, avec des moyens opérationnels, civils et militaires. Avec l’entrée en vigueur au 1er décembre 2009 du traité de Lisbonne, la politique étrangère de sécurité et de défense (PESD) devient la politique de sécurité et de défense commune (PSDC). Puissance économique avérée, l’Union européenne a plus de difficultés à s’imposer comme une puissance politique internationale. Si ses politiques extérieures - commerciale, relations avec les organisations internationales, aides au développement ou humanitaire - sont décidées selon la méthode communautaire, (La Commission et le Parlement y jouent un rôle important) sa politique étrangère, la PESC qui inclut le domaine de la défense continue de relever de la politique intergouvernementale (le Conseil européen est le principal décideur et le principe de l’unanimité prévaut). C’est un domaine où les intérêts nationaux prévalent, où des contradictions se révèlent souvent entre l’appartenance à l’OTAN et une position indépendante. Après un rappel historique de la politique étrangère, de sécurité et de défense et de sa mise en œuvre, l’ouvrage s’attache à décrire ses réalisations réalisées au cours de la décennie écoulée.
Gérard-François Dumont et Pierre Verluise. Géopolitique de l’Europe, Collection Impulsion, Paris, Sedes, 320 p. Voici une somme de référence sur la géopolitique de l’Europe. Appuyé sur les meilleures sources scientifiques, écrit dans un style limpide et richement illustré, cet ouvrage offre toutes les garanties pour qui veut comprendre ce vaste espace. L’ouvrage, richement illustré, compte 19 cartes, 24 graphiques et 40 encarts. Chacun des 16 chapitres se termine par des propositions de sujets – un bonus qui sera particulièrement apprécié des lecteurs… comme des colleurs - et une bibliographie récente. Voir

. Sous la direction de Marc Dumont & Maie Gérardot, L’Europe. Tous les titres sont organisés autour des grandes thématiques qui animent le sujet et articulés en fiches qui combinent textes de synthèse, cartes, schémas, graphiques, anamorphoses et tableaux statistiques. Chaque volume propose un texte charpenté et néanmoins pluriel, qui comprend notamment une perspective réflexive sur la construction des territoires et une analyse sur les objets qui les composent. Les ouvrages sont complétés par un glossaire des termes clefs et par une bibliographie.
Les auteurs : Dominique Andrieu, géographe-cartographe, Maison des sciences de l’homme de l’université de Tours. Guy Baudelle, titulaire de la Chaire Jean Monnet d’espace-urbanisme à l’université européenne de Bretagne (Rennes 2). Florence Deprest, professeur de géographie à l’université Bordeaux 3. René-Eric Dagorn, coordonnateur des enseignements "Enjeux Politiques de la Géographie" à Sciences-Po. Marc Dumont, maître de conférences en aménagement urbain à l’université européenne de Bretagne (Rennes 2). Marion Gaillard, maître de conférences à Sciences-Po. Maie Gérardot enseigne dans le cadre de la préparation aux épreuves de géographie des agrégations d’Histoire et de Géographie à Sciences-Po, à l’ENS et à l’IUFM de Caen. Jacques Lévy, professeur à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Denis Retaillé, professeur à l’université de Bordeaux 3. Paris, Atlande, 2010. 254 pages, 18 x 18 cm, broché. 23,75 €
. Atlas géant. L’encyclopédie cartographique de la terre. Cet atlas est une véritable encyclopédie cartographique de la planète Terre. Ce précieux outil de référence est servi par un format exceptionnel, qui rend très agréable et facile la lecture de cartes immenses. Très détaillées, à jour, en couleurs, avec relief apparent, les cartes présentées en double page permettent de passer tous les continents et pays à la loupe et d’avoir le maximum d’informations en un seul coup d’œil. Paris, Places des Victoires, 2010. 216 pages, 47 x 63 cm, relié, cartonné. 65,55 €.
. François Thual, Le Fait juif dans le monde. Géopolitique et démographie. Sur le plan démographique, le peuple juif est minuscule au sein de la population mondiale. Et pourtant, il est au coeur de nombre de problématiques géopolitiques actuelles. Cet ouvrage analyse les configurations territoriales successives que le monde juif a prises depuis deux siècles. A partir de l’effondrement de la Pologne au XVIIIe siècle, l’espace juif va se mondialiser pour fuir les persécutions et la misère. Paradoxalement, c’est l’antisémitisme qui dessinera une nouvelle carte des polarisations, dépolarisations et repolarisations des communautés disséminées à travers le monde. Au XXe siècle, la Shoah, la création de l’Etat d’Israël et l’expulsion des juifs des pays arabo-musulmans aboutiront à la bipolarisation actuelle du " fait juif ", principalement entre le pôle israélien et le pôle nord-américain. Cette situation n’est pas exempte d’interrogations. Il y a environ 14 millions de juifs pour 7 milliards d’êtres humains, soit un poids démographique en diminution au sein de l’humanité. Quel sera l’avenir alors que le présent est marqué par une assimilation rampante au sein de la diaspora ? Un état des lieux synthétique de la situation des communautés juives dans le monde contemporain. François Thual, conseiller du président du Sénat pour les affaires stratégiques et professeur au Collège interarmées de défense (ex-Ecole de guerre), a écrit plus d’une trentaine d’ouvrages de géopolitique dont certains traduits en plusieurs langues. Ses livres sont centrés sur le territoire et ses déclinaisons religieuses, politiques et identitaires. Paris, Odile Jacob, 2010. 155 pages, 14 x 22 cm, broché. 18,05 €
. Michel Gilquin, Atlas des minorités musulmanes en Asie méridionale et orientale. En Asie méridionale et orientale, où vit plus de la moitié des musulmans de la planète, nombre de pays abritent une minorité se reconnaissant, sous des modalités d’appréhension diverses, dans l’Islam. Comment ces minorités vivent-elles leur différence dans un environnement cultuel/culturel qu’elles ressentent parfois comme une menace pour la préservation de leur identité ? Quels sont les défis auxquels elles sont confrontées à l’heure où les processus de normalisation, tant dans leur rapport à la foi que dans leur existence profane quotidienne, semblent s’accélérer ? Comment les États tolèrent-ils ces segments de citoyens pas tout à fait comme les autres, qui revendiquent souvent de bénéficier d’une législation particulière ou, parfois, d’une autonomie politique ? Quelle place dans la nation où ces minorités évoluent peut leur être accordée, lorsque l’adhésion à l’Islam est aussi un marqueur de différence ethnique ou/et linguistique ? Lorsque leur territoire traditionnel d’enracinement subit l’implantation de « compatriotes » d’autres confessions bénéficiant de la sollicitude du pouvoir central (Xinjiang, Arakan, sud de la Thaïlande, Philippines méridionales) ? Quelles perspectives d’intégration, lorsque les différentiels en terme d’éducation, de niveau de vie moyen, sont fréquemment en leur défaveur ? Ces minorités sont-elles condamnées à se replier sur elles-mêmes et être tentées, contrairement à leur histoire marquée par le soufisme, par une radicalisation religieuse et politique ? Paris, CNRS, 2009. 347 pages, 16 x 24 cm, broché. 23,75 €
Découvrez la sélection géopolitique du 2e semestre 2009 Voir
P. Verluise, ISIT - 12 rue Cassette - 75006 Paris France
Dernière mise à jour le dimanche 14 mars 2010
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